Depuis quelques années, la voiture électrique a le vent en poupe. Automobile du futur, respectueuse de l’environnement et économique pour son propriétaire, elle constituerait la solution écologique idéale pour conduire sans polluer. Mais cette réputation correspond-elle à la réalité ? Les véhicules électriques sont-ils vraiment écologiques ?

Une réputation à nuancer

La voiture electrique, en ne consommant aucun carburant polluant, n’émettrait donc aucune émission de CO2. Si cela est vrai, il ne faut toutefois pas oublier que l’électricité, de sa production à sa consommation, est source de pollution également.

Pour comprendre d’où vient la pollution de la voiture électrique, il faut en effet se souvenir que l’électricité est produite, à l’échelle mondiale, à 60% par la combustion de charbon et à l’utilisation de gaz, deux sources majeures de pollution de l’atmosphère.

Ainsi, si l’on fait la moyenne, l’ Ecologie voiture électrique n’est pas supérieure à celle d’un véhicule diesel ou essence, en rejetant presque autant de CO2 que ces derniers. Ce ne sont donc pas les émissions voiture électrique qui posent problème, mais bien davantage la pollution engendrée pour l’énergie dont elle a besoin.

En Europe, une meilleure écologie voiture Electrique

Toutefois, en Europe, l’électricité est produite de façon plus propre, grâce aux énergies renouvelables telles que les centrales hydro-électriques, le solaire et l’éolien, mais aussi grâce aux centrales nucléaires. Ces dernières, bien qu’au centre de discussions sur leur dangerosité, polluent très peu par rapport à la quantité d’électricité qu’elles produisent.

Ainsi, en Belgique, grâce à une production d’électricité plus respectueuse de l’environnement que dans le reste du monde, un véhicule électrique rejette en moyenne 4 fois moins de C02 au kilomètre qu’un véhicule diesel ou essence, et jusqu’à 15 fois moins en utilisant exclusivement de l’électricité produite par les énergies renouvelables. Toutefois, il faut préciser que l’utilisation de certains additifs, comme le Safety Fuel SF 5100, permettent de réduire les émissions de CO2 des voitures diesel, et invite donc à nuancer ces comparaisons.

La fabrication de la voiture électrique, source de pollution importante

Toutefois, pour observer de façon objective et complète l’impact écologie de la voiture électrique sur l’environnement, il convient d’étudier la pollution émise tout au long de son cycle de vie.

Si, comme on l’a évoqué, son utilisation n’engendre pas de gaz polluant, sa fabrication est quant à elle source de nombreuse pollutions. Ainsi, de sa conception dans les usines au recyclage de ses pièces à la fin de sa vie, la voiture électrique nécessite une grande quantité de produits polluants, notamment le lithium ou le cobalt, indispensables à la réalisation de sa batterie. Ainsi, si cette dernière est écologique en étant électrique, elle implique l’extraction de matériaux problématiques, tant au niveau humain qu’écologique.

Une technologie qui s’améliore

Bien que le recyclage des composants de la voiture électrique posent également des questions environnementales, la voiture électrique reste cependant une solution plus avantageuse au niveau écologique que les voitures diesel ou essence. En effet, elle ne rejette pas de composé cancérigène ou de gaz toxique pour la santé humaine. Si les véhicules diesel rejettent moins de CO2 (le principal responsable du réchauffement climatique) que les voitures à essences, elles rejettent davantage de particules fines que l’on estime à l’origine de nombreux cancers. Encrassant les poumons et causant la mort de près de 12 000 personnes par an rien qu’en Belgique, ces composés sont très nocifs pour la santé, bien qu’ils le soient moins que le CO2 pour l’environnement.

Ainsi, il convient de nuancer le “zéro émission” souvent avancé pour promouvoir l’absence de pollution de la voiture électrique. Si les émissions voiture électrique sont nulles, elle pollue encore lors de sa construction et de son recyclage. Toutefois, il est important de souligner que la technologie évolue, et offrira bientôt des moyens de production écologiques, ce qui n’est pas encore le cas.